journee de reflexion sur le carnage a Beni en Republique Democratique du Congo

Il s’est tenu, au centre Kariboe bibi situer sur  Van Meursstraat 1,  2524 XN  DEN HAAG /Pays Bas, en date 26/8/2017, de 14 a 17 heures,  une reflexion sur le carnage a Beni et la situation securitaire trop precaire en Republique democratique du Congo surtout a l’Est du pays et plus precisement a Beni ou depuis plus de 5 ans la population est tuee d’une maniere trop atroce.
Cette reflexion organisee par la fondation Umoja ni Nguvu en collaboration par Kariboe Bibi a connu  la participation de 46 personnes dont 26 femmes et 20 hommes tous vivants en Europe (Pays Bas, Belgique, Italie)  mais venant de differents pays d’origne.
Cette reflexion s’articulait  sur trois grandes parties a savoir:
La projection du film Benifiles, un documentaire très riche en information et très émouvant en même temps ou Elien la conceptrice du film fait parler les victimes.

5 pannelistes qui  abordent les problemes que traverse la RDCongo ainsi que les tueries dont sont victimes les populations a Beni.

Un débat sur les pistes à suivre pour qu’il y aie plus d’attention pour ce qui se passe à Beni et ses environs. 

DEROULEMENT
De prime abord,  Madame Lerina KWAMBA, coordinatrice de Kariboe Bibi   acceuille les invites,  presente le programme ainsi que les panelistes.  

Ensuite, Monsieur Samuel MUSHOBEKE, Directeur Financier de la Fondation Umoja  ni Nguvu  presente brievement la Fondaton Umoja ni Nguvu, sa mission, sa vision ainsi que ses objectifs. 

Marie Louise BALAGIZI, presidente  et initiatrice de cette Fondation  remercie tout le monde pour avoir repondu a l’invitation.  La parole est  ensuite passee a Elien SPILLEBEEN pour la visualisation du film. 

Une pause a eu lieu pour calmer les emotions suscitees par les images  tres emouvantes avant d’ecouter les differents panelistes. 

Nadia Nsayi, la premiere paneliste  souligne l’inexistance de l’Etat congolais qui reste inactif devant le drame qui se passe dans son pays. Pas d’armee capable de defender le pays. D’ou, necessite de se tourner vers la Communaute Internationale et la Justice Internationale. Selon Nadia, les jeunes congolais,  sont  resistants et sont determines  a se battre  pour avoir un jour la justice et construire un nouveau Congo. Elle  insiste  sur le droit de la population  de choisir ses propres dirigeants et aussi deplore le climat d’impunite qui regne dans ce pays. 

Ensuite, Alphonse MUAMBI pousuit en  mentionnant   que ce qui se passe  actuellement au Congo  est du terrorisme que  le gouvernement  congolais organise  pour se maintenir au pouvoir. Il parle  du plan de balkanisation commencer en 2008. Ce plan consiste  a faire fuir la population pour occuper en douceur l’Est du pays. Il souligne  le fait que la Republique  Democratique  du Congo est un probleme international car  plusieurs pays s’ impliquent  pour entretenir le flou pour  continuer a piller les resources de ce pays.  Il  exhorte les congolais a rester debout et a continuer a insister et frapper a toutes les portes jusqu’a ce que la paix revienne dans leur  pays.  Il faut   que les immigres qui vivent hors de leur pays puissent un jour rentrer vivre chez eux. Ensuite  il demande  au parlementaire  Braam d’apporter ce qu’il a entendu sur la RDCongo  devant le gouvernement Neerlandais.

Vient ensuite le tour de Kees Ton. Il  parle de la situation sociale et economique qui ne cesse de  se desagreger au Congo. Il trouve que c’est tres bien de briser le silence et de parler de ce qui se passe a Beni, des tueries et des massacres a l’est du pays. Il souligne l’importance de rester vigilents par rapport a l’aspect sous regional avec des voisins qui s’imminssent un peu trop dans les affaires congolaises.

Bram Van Oijk affirme qu’il est venu pour ecouter les problemes qui se passent en R D Congo et les  traduire en agenda politique  a presenter  devant le gouvernement Neerlandais  puisque  la RDCongo n’est  pas au top de l’agenda du gouvernement Neerlandais  pour plusieurs raisons.

Enfin, l’abbe Romuald Miruho intervient  en epinglant les aspects psychologiques et les stresses qui proviennent des tueries  a l’est de la RDCongo. La plupart des migrants trainent des maladies psycho somatiques  qui proviennent des tragedies vecues dans leurs pays  d’origine. Il  insiste sur la necessite de se debarasser de la haine pour se concentrer sur le futur afin de construire un Congo meilleur. Il appelle a un eveil de conscience et au travail d’equipe pour parvenir a des resultats palpables.  

DEBAT
Un debat houleux  suit les interventions  des panelistes  et les messages suivants  ressorttent : 
Enquetes independantes a organiser a Beni
Chercher la Securite de la population congolaise a Beni
Bonne communication entre la Monusco et la population
Arreter les responsables des tueries au Congo
Reconnaitre la souffrance de la population et briser le silence sur ce qui se passe a Beni
Organiser des manifestations, ecrire des articles et faire plus de lobby aupres de la communaute internationale.
Organiser des elections et faire partir Kabila pour que la paix revienne  au Congo
Arreter  Kabila pour tous les crimes qu’il commet au congo
Que les multi nationales  cessent  de financer les conflits au Congo

CONCLUSION
Marie Louise BALAGIZI, presidente  de la Fondation Umoja ni Nguvu    presente enfin  ses collaborateurs,  membres de la Fondation Umoja ni Nguvu, un groupe  de 10 personnes  qui  travaillent  ensemble pour contribuer  a la bonne integration et la detraumatisation des migrants en provenance de la region de Grands lacs d’Afrique. 

Elle prend soin  de  remercier Kariboe Bibi pour  le soutien financier et logistique. Elle remercie ensuite   les panelistes  pour les brillantes analyses et enfin,  les partenaires Neerlandais ainsi que les compatriotes congolais qui prennent conscience de leur responsabilite par rapport  a la crise que traverse la Republique democratique du Congo.

Le message cle autour de cette activite etait CESSER DE TUER LES CONGOLAIS, TROP C’EST TROP.